Gustav Holst et Les Planètes

Publié le par Un Compositeur, Une Oeuvre

Gustav Holst 

 

 

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Gustav Holst, né le 21 septembre 1874 à Cheltenham et mort le 25 mai 1934 à Londres, était un compositeur anglais. 

 
Sommaire
  • 1 Biographie
  • 2 Musique
  • 3 Œuvres
    • 3.1 Œuvres pour orchestre
    • 3.2 Opéras
    • 3.3 Œuvres pour chœur et orchestre

Biographie 

Né dans une famille musicienne d'origine suédoise, il apprend le piano avec sa mère et l'orgue avec son père, durant ses études musicales au Royal College of Music où il a notamment comme professeur Charles Villiers Stanford. Gustav est de santé fragile et fait régulièrement des crises d'asthme ce qui ne l'empêche pas de suivre assidûment ses leçons de musique. Il s'essaye dès l'âge de douze ans à la composition et a pour compositeur favori Edvard Grieg. Il étudie ensuite le trombone, qu'il pratique dans des orchestres londoniens, et devient professeur de composition. En 1901, il épouse Isobel Harrison. Enfin, en 1905, il accède au poste de directeur de l'école St-Paul à Hammersmith.

Avec un esprit austère et discipliné (Holst a lu tout le Traité d'instrumentation et d'orchestration modernes d'Hector Berlioz), sa mauvaise santé le mène de plus en plus à la solitude. À partir de 1933, il souffre de problèmes stomacaux importants. Il meurt le 25 mai 1934, après avoir composé dans la douleur un dernier opéra, The Wandering Scholar, suite à des complications consécutives à une intervention chirurgicale. Il est enterré à la cathédrale de Chichester.

Musique   

Gustav Holst est, avec son ami Ralph Vaughan Williams, l'une des personnalités musicales anglaises du XXe siècle. Sa suite symphonique Les Planètes, une des œuvres les plus connues du XXe siècle, a eu tendance à éclipser ses autres compositions, ce que le compositeur regretta.

Les amateurs du film Star Wars reconnaitront de nombreuses similitudes entre le morceau Mars, celui qui apporte la guerre et le thème principal du film.

Outre ses œuvres pour orchestre, Holst a composé quatre opéras.

Oeuvres   

Oeuvres pour orchestre

  • A Somerset Rhapsody op.21, pour orchestre (1907)
  • Suite n° 1 en mib, pour harmonie (1909)
  • Beni Mora op.29 n°1, suite orientale pour orchestre (1910)
  • Suite n° 2 en fa, pour harmonie (1911)
  • Les Planètes op.32, (The Planets) suite symphonique (1914 - 1917)
  • Hegdon Heath op.47, pour orchestre (1927)
  • A Moorside Suite, pour brass band (1928)
  • Hammersmith op.52, prélude et scherzo pour orchestre (1930)

Opéras

  • Savitri
  • The Perfect Fool, (1918 - 1922)
  • At the Boar's Head, (1924)
  • The Wandering Scholar, (1934)
  • Savitri

Oeuvres pour choeur et orchestre

  • Choral Hymns from the Rig Veda, (1908 - 1912)
  • The Hymn of Jesus, (1917)
  • Ode to Death, (1919)
  • The hymm of angel, (1922)
Les Planètes  

Les Planètes (The Planets) est une œuvre pour grand orchestre de Gustav Holst. C'est en partie à cette pièce que Gustav Holst doit sa célébrité. Holst a ainsi étudié 7 planètes et leur a donné à chacune une couleur propre

 

Sommaire
  • 1 Histoire et composition
  • 2 Analyse
    • 2.1 Mars, celui qui apporte la guerre
    • 2.2 Vénus, celle qui apporte la paix
    • 2.3 Mercure, le messager ailé
    • 2.4 Jupiter, celui qui apporte la gaieté
    • 2.5 Saturne, celui qui apporte la vieillesse
    • 2.6 Uranus, le magicien
    • 2.7 Neptune, le mystique

Histoire et composition   

La pièce fut composée entre 1914 et 1917 et créée à Londres le 29 septembre 1918, sous le direction d'Adrian Boult. Après l'échec de The Cloud Messenger en 1913, Holst avait été invité en villégiature chez son ami Balfour Gardiner. Le compositeur Arnold Bax et son frère Clifford les rejoignirent et ils eurent de nombreuses discussions sur la composition et l'orchestration. Cela eut pour effet de motiver Holst davantage. Clifford Bax s'intéressait aussi à l'astrologie, ce qui incita Holst à étudier le sujet.

Le premier mouvement, Mars, fut composé tout juste avant le début du conflit mondial, en 1914. Il s'agit donc plus d'une prophétie que d'une réaction à la tragédie. Le dernier mouvement composé, Mercure fut achevé en 1916. En raison de sa névrite au bras droit, il dut dicter une grande partie de la partition à ses collègues.

Holst rangea les partitions après les avoir terminées puisqu'il croyait que personne ne pourrait monter une œuvre demandant un aussi grand orchestre en temps de guerre. En septembre 1918, Balfour Gardiner loua le Queen's Hall pour une représentation semi-privée. Le chef, Adrian Boult, n'avait eu que deux heures pour répéter la pièce très complexe. Imogen, la fille du compositeur, déclara plus tard « Ils [les deux ou trois cents amis ou musiciens qui étaient venus écouter] trouvèrent les clameurs de Mars presque insupportables après quatre années d'une guerre qui se poursuivait. […] Mais c'est la fin de Neptune qui fut inoubliable, avec son chœur de voix féminines s'évanouissant au loin, jusqu'à ce que l'imagination ne put faire la différence entre le son et le silence. »

La première représentation publique eut lieu quelques semaines plus tard et fut très bien accueillie, contrairement au Cloud Messenger. Seulement cinq des sept mouvements furent joués.

Analyse   

Mars, celui qui apporte la guerre

Le premier mouvement commence avec un rythme ostinato des timbales et violons frappant les cordes avec le bois de l'archet. La première mélodie (sol-ré-do#) est introduite par les bassons et les cors. Après un crescendo et un accelerando de tout l'orchestre, le deuxième thème (voir ci-dessus) est introduit aux trombones puis aux cors. L'intensité de la pièce augmente au fur et à mesure. Après un retour en force du premier motif, la pièce s'achève sur un accord grave quadruple forte. Ce premier mouvement est très chaotique et inhumain, telle une marche guerrière céleste.

 

Vénus, celle qui apporte la paix

Le deuxième mouvement est un énorme contraste avec la rage du premier. Les notes descendantes du cor annoncent dès le début une pièce de lumière et de paix. Après quelques mélodies jouées par différents instruments de l'orchestre, un violon solo joue un air très doux (voir ci-dessus). Tous les violons répètent alors la mélodie, comme un écho. Après des variations sur la mélodie, les notes descendantes du cor se font entendre à nouveau. La mélodie du violon revient un peu avant la fin qui prend un peu d'ampleur pour la première fois du mouvement.

 

Mercure, le messager ailé

Le troisième mouvement joue un peu le rôle de scherzo très dynamique. Après une courte introduction sur des croches rapides, la première mélodie (voir ci-desus) est introduite par un hautbois et un cor anglais. Suivent divers épisodes mélangeant cette mélodie et un deuxième motif introduit tout de suite après le premier. Le mouvement se termine sur un accord bref.

Jupiter, celui qui apporte la gaieté

Tout comme Mercure, Jupiter commence rapidement, avec des cordes rapides d'où émerge une première mélodie syncopée. Un peu plus loin, la trompette et les bois font entendre une fanfare (voir ci-dessus) qui est ensuite reprise par les autres instruments de l'orchestre. Un ritenuto amène un second thème avant que le premier thème syncopé revienne. Suit un thème en 3/4. Après une augmentation de la tension, le calme revient avec le plus célèbre air de Holst, communément appelé l'Hymne de Jupiter. Les trois premières mélodies se font réentendre.

 

Saturne, celui qui apporte la vieillesse

Saturne était le mouvement préféré de Holst. Ce mouvement débute très sombrement, les flûtes et harpes marquant le rythme de la marche du temps. La contrebasse annonce tout d'abord la vieillesse, reprise par les violons puis le hautbois dans une intensité croissante jusqu'à ce que la jeunesse disparaisse dans un éclat de panique. Le mouvement se termine tranquillement, comme une acceptation de ce qui est inéluctable.

Uranus, le magicien

Le mouvement commence sur une sorte d'incantation de quatre notes qui annonce le magicien. Le mouvement qui suit est une danse qui va en s'intensifiant jusqu'à ce que la harpe rappelle doucement le thème du début et finit sur une véritable explosion de tout l'orchestre qui résonne en écho dans l'immensité. Ce mouvement n'est pas sans rappeler le célèbre Apprenti sorcier de Paul Dukas (1897).

 

Neptune, le mystique

Le septième et dernier mouvement est la pièce la plus impressionniste de Holst. Les instruments semblent errer dans le vide sans qu'aucun thème défini comme dans les autres mouvements ne prenne forme. Un chœur de femmes hors-scène se fait entendre, sans paroles. Ce son semble lointain, céleste. La clarinette émet un motif repris par les violons jusqu'à ce qu'un accord arrête brusquement la musique. Les harpes et le célesta annoncent la fin de l'œuvre, laissant la place à un long decrescendo des voix de femmes a cappella semblant se perdre dans l'infini.

Sources:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Holst#.C5.92uvres_pour_orchestre  

http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Plan%C3%A8tes_%28Gustav_Holst%29 

http://www.youtube.com

   
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Publié dans Compositeurs Anglais

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J
Belle biographie, intéressante, reste à écouter les morceaux, ce que je ferai dès arrivé chez moi ...<br /> @+<br /> Jj
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