Frédéric Chopin et Les Etudes pour piano

Publié le par Un Compositeur, Une Oeuvre

Frédéric Chopin  

 

 

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Les Etudes pour piano   

On désigne couramment par Études de Chopin les deux cahiers de douze études pour le piano que le compositeur polonais publia dans les années 1830 : le premier, l'opus 10, dédié « à son ami F. Liszt » et le deuxième, l'opus 25, dédié « à Madame la Comtesse d'Agoult ». Mais on doit encore ajouter à cela, pour faire le tour de toutes les études proprement dites de Chopin, les Trois nouvelles études, sans numéro d'opus, que le compositeur écrivit pour la Méthode des méthodes de piano de Ignaz Moscheles et François-Joseph Fétis. Cet article aura donc pour tâche de traiter de ces 27 études pour piano seul.

Premières études à être aussi de véritables morceaux de concerts, elles sont pourtant rarement jouées en public dans leur intégralité, étant (spécialement les vingt-quatre premières) réputées pour leurs difficultés en tous genres.

 

Sommaire
  • 1 Études op. 10
    • 1.1 nº 1 en ut majeur
    • 1.2 nº 2 en la mineur
    • 1.3 nº 3 en mi majeur
    • 1.4 nº 4 en ut dièse mineur
    • 1.5 nº 5 en sol bémol majeur
    • 1.6 nº 6 en mi bémol mineur
    • 1.7 nº 7 en ut majeur
    • 1.8 nº 8 en fa majeur
    • 1.9 nº 9 en fa mineur
    • 1.10 nº 10 en la bémol majeur
    • 1.11 nº 11 en mi bémol majeur
    • 1.12 nº 12 en ut mineur
  • 2 Études op. 25
    • 2.1 nº 1 en la bémol majeur
    • 2.2 nº 2 en fa mineur
    • 2.3 nº 3 en fa majeur
    • 2.4 nº 4 en la mineur
    • 2.5 nº 5 en mi mineur
    • 2.6 nº 6 en sol dièse mineur
    • 2.7 nº 7 en ut dièse mineur
    • 2.8 nº 8 en ré bémol majeur
    • 2.9 nº 9 en sol bémol majeur
    • 2.10 nº 10 en si mineur
    • 2.11 nº 11 en la mineur
    • 2.12 nº 12 en ut mineur
  • 3 Trois nouvelles études
    • 3.1 nº 1 en fa mineur
    • 3.2 nº 2 en la bémol majeur
    • 3.3 nº 3 en ré bémol majeur
  • 4 Notes

Etudes Op. 10 

Elles ont été composées de 1829 (Chopin avait 19 ans !) à 1832, puis publiées en 1833.

N° 1 en ut majeur 

Parfois surnommée « La cascade », ou « Les escaliers ». Cette étude a pour but le travail des extensions de la main droite, celle-ci alternant très rapidement d'une position ouverte de la main à une position plus fermée. D'une écriture très simple, cette étude se joue dans la nuance forte. Tandis que la main gauche ponctue chaque mesure par de profondes basses en octaves, la main droite parcourt tout le clavier, en montant et en descendant, avec toujours le même type d'articulation. La difficulté principale de cette étude réside dans la détente de la main droite, très difficile à conserver. 

 

 

N° 2 en la mineur

Parfois dite « Chromatique ». Considérée par beaucoup de pianistes comme la plus difficile du lot. Cette étude a pour but le travail des doigts faibles de la main droite, soit le majeur, l'annulaire, et l'auriculaire. Cependant, à l'origine, Chopin voulait que l'on exécutât la partie chromatique du haut, uniquement avec les quatrième et cinquième doigts (annulaire et auriculaire), mais devant la difficulté, la plupart des pianistes s'aident du troisième doigts (majeur). Cette étude, il faut le dire, ne paraît pas très difficile quand on l'écoute. En fait, les accords venant ponctuer chaque temps sont partagés entre la main droite et la main gauche, et il faut souligner que la main droite, en plus de ces accords, joue une gamme chromatique perpétuelle avec les doigts faibles. Cette étude réclame à la main droite la plus haute agilité, ses doigts faibles se chevauchant dans une position très inconfortable et surtout très inhabituelle pour effectuer ces chromatismes, d'autant plus que le tempo voulu par Chopin (144 à la noire) est très difficile à respecter sur les pianos modernes actuels. En effet, à l'époque du compositeur, les pianos étaient d'un toucher plus léger, avec une mécanique moins lourde, et donc plus faciles à jouer. C'est ce qui explique les tempi qui paraissent souvent excessifs au pianiste qui l'étudie. 

 

 

N° 3 en mi majeur

Sous-titrée « Tristesse » (par un des éditeurs en raison de la grande beauté de la mélodie dont Chopin aurait dit qu'il n'écrirait jamais quelque chose de plus beau), ou parfois « L'intimité ». C'est une étude avant tout mélodique. Sa difficulté principale est l'indépendance des doigts de la main droite, qui jouent à la fois la mélodie et un accompagnement de celle-ci. Il est à noter que cette mélodie est reprise par serge Gainsbourg dans son "Lemon Incest". 

 

 

N° 4 en ut dièse mineur

Parfois surnommée « Le torrent », ou « Sol fa mi ré do ». Il s'agit là d'une étude de vélocité pure. Mains droite et main gauche se répondent un peu à la manière d'un prélude de Bach, cela dans un mouvement extrêmement rapide (88 à la blanche). Chaque main semble vouloir rattraper l'autre sans jamais y parvenir. L'étude se termine mains ensemble, au mouvement le plus rapide que puisse assurer l'interprète. Toutefois, cette étude, que beaucoup de pianistes surnomment d'après ses premières notes, reste d'une technique assez classique, même si, il est vrai, elle semble impressionnante à l'écoute. 

 

 

 

N° 5 en sol bémol majeur

Surnommée « La Négresse », ou parfois « Sur les touches noires ». En effet, durant toute la durée de la pièce, la main droite joue uniquement sur les touches noires. C'est une étude très aérienne et scintillante. 

 

 

N° 6 en mi bémol mineur 

 

 

N° 7 en ut majeur

Parfois surnommée « Toccata ». 

 

 

N° 8 en fa majeur 

 

 

N° 9 en fa mineur 

 

 

N° 10 en la bémol majeur 

 

N° 11 en mi bémol majeur

Parfois dite « Aux arpèges ». 

 

 

N° 12 en ut mineur

Surnommée « La révolutionnaire » (ou parfois « La chute de Varsovie ») en raison de son caractère tempétueux et de son contexte historique (Chopin l'aurait composée à Stuttgart juste après avoir appris la reconquête de Varsovie par les troupes russes) — probablement une des plus connues. 

 

 

Etudes Op. 25 

Composées de 1832 à 1836, publiées en 1837, elles sont dédiées à la maîtresse de Liszt, la comtesse Marie d'Agoult.

N° 1 en la bémol majeur

Surnommée « La harpe éolienne » en citant Schumann[1], ou parfois « Le petit berger » en citant Chopin[2]. 

 

 

N° 2 en fa mineur

Parfois surnommée « Les abeilles », ou « Le baume ». Schumann l'a qualifiée de « douce comme la chanson d'un enfant endormi »[3]. 

 

 

N° 3 en fa majeur

Parfois surnommée « La roue » ou « Le cavalier ». 

 

 

N° 4 en la mineur  

 

 

N° 5 en mi mineur

Parfois surnommée « La fausse note » 

 

 

N° 6 en sol dièse mineur

Parfois dite « Aux tierces ». Cette étude est réputée comme étant la plus difficile pièce pour tierces du répertoire. Les tierces jouées à la main droite en trille au début, en sont le témoin. Notons qu'il s'agit de double croches et que le tempo indiqué est de 69 à la blanche. 

 

 

N° 7 en ut dièse mineur

Parfois dite « Au violoncelle ». 

 

 

N° 8 en ré bémol majeur

Parfois dite « Aux sixtes ». Ses redoutables sixtes ont fait dire à Hans von Bülow que c'était l'exercice le plus utile de toute la littérature des études. 

 

 

N° 9 en sol bémol  majeur

Parfois surnommée « Le papillon », cette pièce légère et rapide fait partie des études les plus connues. La difficulté technique se cache au détour de mesures à 2/4, dans lesquelles la main droite enchaîne incessamment un accord et quelques octaves sur un thème aérien, dans un jeu tour à tour lié et détaché. La main droite ponctue le chant d'accords piqués discrets tout d'abord, puis de plus en plus marqués. La force du morceau atteint son apogée dans un 'appassionato' retentissant, avant qu'il ne s'achève sur une poignée de notes scintillantes.

Cette étude reste somme toute très abordable : elle permet entre autres de développer la souplesse du poignet pour la main droite, tout en offrant des exemples de liaisons difficiles (d'une touche noire à une autre...). 

 

 

N° 10 en lsi bémol majeur 

Parfois dite « Aux octaves ». 

 

 

N° 11 en la mineur

Surnommée « Le vent d'hiver ». 

 

 

N° 12 en ut mineur

Parfois surnommée « L'océan ». 

 

 

Trois nouvelles éudes

Composées en 1839, elles furent publiées en 1840.

N° 1 en fa mineur

N° 2 en la bémol majeur

N° 3 en ré bémol majeur

Notes

  • [1] Schumann cité par Theodor Kullak (en:Theodor Kullak), cité par James Huneker (en:James Huneker) in Chopin: the Man and His Music (1900) page en anglais 
  • [2] Chopin cité par Kleczynski, cité par James Huneker (en:James Huneker) in Chopin: the Man and His Music (1900) page en anglais
  • [3] Schumann cité par Theodor Kullak (en:Theodor Kullak), cité par James Huneker (en:James Huneker) in Chopin: the Man and His Music (1900) page en anglais

 

Sources: http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tudes_%28Chopin%29#.C3.89tudes_op._25  

         http://www.youtube.com 

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Publié dans Compositeurs Polonais

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J
Bonjur, j epréfère ce fond d'écran au précédent qui était bien mais plus agressif visuellement parlant !<br /> Hier je n'ai pas pu voir les vidéos pour Wagner.
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U
Je n ai pas encore définitivement choisi le fond d'écran: je fais des essais. De mon côté, les vidéos de Wagner sont visibles sans problèmes