Camille Saint-Saëns et Le Carnaval des Animaux

Publié le par Un Compositeur, Une Oeuvre

Camille Saint-Saëns        

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Camille Saint-Saëns
(* 9 octobre 1835 à Paris - † 16 décembre 1921 à Alger) est un compositeur français de l'époque romantique.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Œuvres célèbres
    • 2.1 Musique symphonique et concertante
    • 2.2 Opéra
    • 2.3 Musique de chambre
    • 2.4 Piano
    • 2.5 Orgue
    • 2.6 Musique religieuse et profane
    • 2.7 Mélodies























Biographie

Dès son enfance, Camille Saint-Saëns se révèle être un virtuose : il donne son premier concert à onze ans et fait sensation avec un concerto de Wolfgang Amadeus Mozart. Il entre au Conservatoire à 13 ans. À l'âge de 18 ans, il est nommé organiste de l'église Saint-Merry, à Paris. Il acquiert très vite une très bonne réputation et suscite l'admiration de musiciens tels que Hector Berlioz et Franz Liszt, qui le décrit comme le « premier organiste du monde ». En 1857, il succéde à Lefébure-Wely aux grandes orgues Cavaillé-Coll de l'Église de la Madeleine. Il décriera ses vingt années à la Madeleine comme « les années les plus heureuses de ma vie. »

À l'initiative de Liszt, il crée son opéra Samson et Dalila à Weimar. Il commence alors sa carrière officielle, au cours de laquelle il aborde la plupart des grandes formes musicales, avec un classicisme que certains qualifieront, assez injustement, d'académique (surtout en France). Son œuvre se révèle souvent remarquable, claire et d'une grande qualité d'écriture. Pianiste virtuose, il écrira près de 30 œuvres pour piano dont cinq concertos pour cet instrument.

En 1871, il est l'un des fondateurs de la Société nationale de musique, dont le but est de favoriser la diffusion des œuvres écrites par les compositeurs français contemporains. Il a joué un rôle très important dans le renouveau de la musique française, en particulier symphonique, à une époque où le goût était plutôt à l'opéra, ouvrant la voie à d'autres compositeurs comme Claude Debussy ou Maurice Ravel (il a également eu comme élèves, entre autres, Gabriel Fauré et André Messager). Il supervisa également la réédition des œuvres de Jean-Philippe Rameau, et publia les Pièces de Clavecin en 1895 chez Durand & Fils. Il est élu à l'Institut de France.

Il meurt le 16 décembre 1921 à Alger et est enterré au cimetière du Montparnasse à Paris.

Oeuvres célèbres

Musique symphonique et concertante

Principalement :

  • Symphonie n°1 en mi bémol majeur op. 2
  • Tarentelle pour flûte, clarinette et orchestre, op. 6 ;
  • 1re et 3e Rapsodies sur des cantiques bretons, op. 7 bis ;
  • Suite pour violoncelle et orchestre, op. 16 bis ;
  • Concerto pour piano n° 2 en sol mineur, op. 22 ;
  • Introduction et Rondo capriccioso pour violon et orchestre, op. 28 (1863) ;
  • Le Rouet d'Omphale, poème symphonique, op. 31 (1869) ;
  • Concerto pour violoncelle n° 1 en la mineur, op. 33 ;
  • Romance pour flûte et orchestre, op. 37 ;
  • Phaéton, poème symphonique, op. 39 ;
  • Danse macabre, poème symphonique, op. 40 (1874) (d'après un poème de Henri Cazalis, connu sous le pseudonyme de Jean Lahor) ;
  • Allegro appassionato pour violoncelle et orchestre, op. 43 ;
  • Concerto pour piano n° 4 en ut mineur op. 44 ;
  • La jeunesse d'Hercule, poème symphonique, op. 50 ;
  • Symphonie n° 2 en la mineur op. 55 ;
  • Concerto pour violon n° 3, op. 61 ;
  • Morceau de concert pour violon et orchestre, op. 62 ;
  • Rapsodie d'Auvergne pour piano et orchestre, op. 73 (1884) ;
  • Caprice-Valse pour piano et orchestre « Wedding-Cake », op. 76 ;
  • Symphonie n° 3 avec orgue, op. 78 (1886) ;
  • Le Carnaval des animaux (1886) ;
  • Havanaise pour violon et orchestre, op. 83 ;
  • Fantasie pour piano et orchestre « Africa », op. 89 ;
  • Morceau de concert pour cor et orchestre, op. 94 ;
  • Concerto pour piano n° 5 « L'Égyptien », op. 103 ;
  • Concerto pour violoncelle n° 2, op. 119 ;
  • Caprice Andalou pour violon et orchestre, op. 122 ;
  • L'Assassinat du Duc de Guise, première musique de film (1908), op. 128 ;
  • La Foi, 3 tableaux symphoniques, op. 130 ;
  • La Muse et le Poète pour violon, violoncelle et orchestre, op. 132 ;
  • Morceau de concert pour harpe et orchestre, op. 154 ;
  • Odelette pour flûte et orchestre, op. 162 ;
  • Javotte, musique de ballet (1896) ;
  • Andromaque, musique de scène (1903).

Opéra

  • La Princesse jaune (1872), op. 30 ;
  • Le Timbre d'Argent (1877 ; nouvelle édition en 1913) ;
  • Samson et Dalila (1877), op. 47 ;
  • Étienne Marcel (1879) ;
  • Henry VIII (1883) ;
  • Proserpine (1887) ;
  • Ascanio (1890) ;
  • Phryné (1893) ;
  • Frédégonde (1895 ; achèvement de l'œuvre d'Ernest Guiraud) ;
  • Les Barbares (1901) ;
  • Hélène (1904), poème lyrique (opéra en 1 acte) ;
  • L'Ancêtre (1906) ;
  • Déjanire (1911) .

Musique de chambre

De nombreuses œuvres dont :

  • Tarentelle pour flûte, clarinette et piano, op. 6 (existe en version orchestrale) ;
  • Quintette avec piano, op. 14 (1855) ;
  • Suite pour violoncelle et piano, op. 16 (existe en version orchestrale) ;
  • Trio n° 1 pour violon, violoncelle et piano, op. 18 ;
  • Sonate n° 1 pour violoncelle et piano, op. 32 ;
  • Romance pour cor et piano, op. 36 ;
  • Berceuse pour violon et piano, op. 38 ;
  • Quatuor avec piano, op. 41 ;
  • Allegro appassionato pour violoncelle et piano, op. 43 (existe en version orchestrale) ;
  • Romance pour violoncelle et piano, op. 51 ;
  • Septuor pour cordes, piano et trompette, op. 65 ;
  • Sonate n° 1 pour violon et piano, op. 75 ;
  • Caprice "sur des airs Danois et Russes" pour flûte, clarinette, hautbois et piano, op. 79 ;
  • Chant Saphique pour violoncelle et piano, op. 91 ;
  • Trio n° 2 pour violon, violoncelle et piano, op. 92 ;
  • Fantasie pour harpe, op. 95 ;
  • Sonate n° 2 pour violon et piano, op. 102 ;
  • Quatuor à cordes n° 1, op. 112 ;
  • Cavatine pour trombone ténor et piano, op. 114 ;
  • Sonate n° 2 pour violoncelle et piano, op. 123 ;
  • Fantasie pour violon et harpe, op. 124 ;
  • Triptyque pour violon et piano, op. 136 ;
  • Quatuor à cordes n° 2, op. 153 ;
  • Élégies pour violon et piano, op. 143 et op. 160 ;
  • Sonate pour hautbois et piano, op. 166 ;
  • Sonate pour clarinette et piano, op. 167 ;
  • Sonate pour basson et piano, op. 168 ;
  • L'Air de la Pendule pour violon et piano.

Piano

De nombreuses pièces dont :

  • 6 bagatelles pour piano op. 3 ;
  • 3 Mazurkas, op. 21, 24 et 66 ;
  • Allegro d'après le 3e concerto, op. 29 ;
  • Variations Beethoven pour 2 pianos, op. 35 ;
  • Six Études, op. 52 (Prélude, Pour l'indépendance des doigts, Prélude & Fugue, Étude de rythme, Prélude & Fugue, Étude en forme de valse) ;
  • Ballade « Koenig Harald Harfagar » d'après Heine (4 mains), op. 59 ;
  • Allegro appassionato, op. 70 ;
  • Album pour le piano, op. 72 (Prélude, Carillon, Toccata, Valse, Chanson Napolitaine, Final) ;
  • Souvenir d'Italie, op. 80 ;
  • Les Cloches du Soir, op. 85 ;
  • Valse Mignonne, op. 104 ;
  • Valse Nonchalante, op. 110 ;
  • Six Études, op. 111 (Tierces majeures et mineures, Traits chromatiques, Prélude & Fugue, Les Cloches de las Palmas, Tierces majeures chromatiques, Toccata d'après le 5e concerto) ;
  • Valse Langoureuse, op. 120 ;
  • Six Études pour la main gauche, op. 135 (Prélude, Alla Fugua, Moto Perpetuo, Bourrée, Élégie, Gigue) ;
  • Six Fugues, op. 161
  • Feuillet d'Album, op. 169.

Orgue

Principalement :

  • Trois pièces pour Harmonium, op. 1 ;
  • Trois Rapsodies sur des cantiques bretons, op. 7 (1866, orchestration de la 1re et 3e rapsodie en 1891) ;
  • Bénédiction nuptiale, op. 9 ;
  • Fantaisie n° 1
  • Préludes et Fugues, op. 99 ;
  • Fantaisie n° 2, op. 101 ;
  • Marche religieuse op 107;
  • Préludes et Fugues, op. 109 ;
  • Sept improvisations, op. 150 ;
  • Cyprès, op. 156 ;
  • Fantaisie n° 3, op. 157.

Musique religieuse et profane

Dont :

  • Messe, pour 4 voix, chœur, orgue et orchestre, op. 4 ;
  • Scène d'Horace, op. 10 ;
  • Oratorio de Noël, op. 12 ;
  • Nuit Persane, pour soli, chœur et orchestre, op. 26 bis ;
  • Psaume XVIII, op. 42 ;
  • Le Déluge, oratorio op. 45 ;
  • Requiem, op. 54 ;
  • La Lyre et la Harpe (d'après un poème de Victor Hugo), pour soli, chœur et orchestre, op. 57 (1879) ;
  • Calme des nuits, pour chœur, op. 68 n° 1 ;
  • La fiancée du Timbalier (d'après un poème de Victor Hugo) pour soprano et orchestre, op. 82  ;
  • La Nuit, pour soprano, chœur de femme et orchestre, op. 114 ;
  • Le Feu céleste, cantate pour soprano solo, chœur, orchestre, orgue et un récitant, op. 115 (sur une poésie d'Armand Silvestre) ;
  • Lola, scène dramatique à deux personnages pour soli et orchestre, op. 116, d'après le poème de Stéphan Bordèse (Prélude, Le Songe, Le Rossignol, Tango, Conclusion) ;
  • Des pas dans l'allée, pour chœur, op. 141 n° 1 ;
  • Ave Maria, pour chœur et orgue, op. 145 ;
  • La Terre Promise, oratorio de 1913.

Mélodies

De très nombreuses mélodies dont :

  • Le Pas d'arme du roi Jean (1852), d'après un poème de Victor Hugo (existe en version orchestrale) ;
  • La Cloche (1855), d'après un poème de Victor Hugo (existe en version orchestrale) ;
  • Le Lever de la lune (1855), d'après Ossian ;
  • L'Attente (1855), d'après un poème de Victor Hugo ;
  • Clair de lune (1865), d'après un poème de C. Mendès ;
  • Tristesse (1868), d'après un poème de F. Lemaire  ;
  • Mélodies Persanes, op. 26 (1870), sur des poèmes de A. Renaud : La brise, La splendeur vide, La solitaire, Sabre en main, Au cimetière et Tournoiement. (Existe en version orchestrale: "Nuit Persane") ;
  • Les Cloches de la mer (1900), d'après un poème de C. Saint-Saëns ;
  • Violons dans le soir (1907), d'après un poème d'Anna de Noailles ;
  • La Cendre rouge (1914), op. 146 (recueil de 10 poèmes de Georges Docquois : Prélude, Âme triste, Douceur, Silence, Pâques, Jour de pluie, Amoroso, Mai, Petite main, Reviens) ;
  • Cinq Mélodies sur des poèmes de Ronsard (1921) (L'amour Oyseau, L'Amour blessé, A Saint Blaise, Grasselette et Maigrelette et L'amant malheureux).
Le carnaval des animaux     

Le Carnaval des animaux est une suite musicale de 14 mouvements, composée par Camille Saint-Saëns en février 1886. 

Histoire

Saint-Saëns composa l'œuvre au cours de ses vacances dans un petit village autrichien. Son but était de faire rire, sans tomber dans la puérilité, ce qui lui fut reproché, car on le considérait comme un compositeur sérieux. Créé par un groupe que dirigeait Lebouc à l'occasion du Mardi gras, il fut rejoué par la société « la Trompette » pour fêter la mi-carême. Le compositeur interdit ensuite l'exécution publique de cette œuvre de son vivant, il fallut attendre la lecture de son testament pour que l'œuvre soit rejouée en public. Seul le morceau intitulé Cygne était exclu de cette censure, et fut si volontiers joué qu'il devint le « tube » de générations de violoncellistes.

On a pris l'habitude de comparer dans un même enregistrement Le Carnaval des animaux et Pierre et le loup de Sergueï Prokofiev. Cette « fantaisie zoologique » n'est qu'une parenthèse dans la carrière du musicien qui, la même année, achevait sa symphonie n°3 avec orgue, son chef d'œuvre.

Analyse

Francis Blanche a écrit de brefs textes pouvant être lus par un récitant lors de l'exécution. Les jeux de mots de l'humoriste réveillent toute la malice de l'œuvre musicale.

Note : Toutes les citations sont extraites du texte de Francis Blanche.

  • Introduction. Des trilles de piano et des montées de violons et de violoncelles.

Au jardin des Plantes, ainsi nommé d'ailleurs à cause des animaux qu'on y a rassemblés, une étrange ardeur semble régner...

  • Marche royale du Lion. Très majestueuse, en do majeur pour les premiers accords, en la pour la suite, sur un rythme très strict. Quelques montées chromatiques de piano, puis d'autres aux instruments à cordes qui imitent les rugissements du lion, d'une manière qui n'est guère terrifiante, mais qui jouent un peu sur le tableau de l'inquiétude. Le mouvement finit sur une gamme chromatique ascendante puis descendante de la mineur. L'ambiance générale est celle d'un ballet.

L'on voit entrer le Lion, très britannique, la mine altière... Vêtu de soieries aux tons chatoyants, soieries de Lyon évidemment.

  • Poules et Coqs. Exemple rarissime de musique purement imitative, ce caquetage concertant, auquel vient s'ajouter la clarinette, est un morceau de bravoure. Très ironique, avec des notes dont la venue est quasiment incohérente aux cordes, imitant les caquètements ; ce passage amuse toujours les plus petits par son caractère imitatif.

Les uns crient cocorico, très haut, les autres gloussent et caquettent, très bêtes.

  • Hémiones (ou Animaux véloces). Uniquement au piano, très rapide, à base de gammes exécutées tambour battant, cela rend la course véloce de ces ânes sauvages du Tibet.

Un hémione c'est un cheval, des hémiones ce sont des chevaux [...]. Il a comme tout animal, ils ont comme tous les animaux leur place dans notre carnaval, comme dans tous les carnavaux !

  • Tortues. Le thème, bien évidemment lent, est interprété par les violoncelles et les altos. Saint-Saëns met en place une opposition rythmique entre le piano binaire et le thème comportant parfois des triolets. Ce passage est un pastiche du célèbre can-can de Orphée aux Enfers, dont Saint-Saëns n'a retenu que le thème. L'absence de ryhtme (échevelé chez Jacques Offenbach, volontairement détruit pour les besoins du Carnaval) est particulièrement savoureuse.
  • L'Éléphant. Ce mouvement est lui aussi comique de manière très directe. Le thème, lent, est tenu par la contrebasse, soutenue par des accords de piano. On note un nombre important de modulations à partir de mi bémol majeur. Ce morceau est une parodie de la Danse des sylphes d'Hector Berlioz (extrait de La Damnation de Faust), qui passe de très aérienne dans sa version originale, à pachydermique dans le morceau de Saint-Saëns.
  • Kangourous. Le piano alterne joyeusement des accords avec appoggiatures ascendants puis descendants, et des passages plus lents, où sans doute l'animal est-il au sol...
  • Aquarium. Célèbre thème, tournoyant et scintillant, évoquant à la perfection le monde marin de notre imaginaire, avec des notes de xylophone et des arpèges descendants de piano.

De la baleine à la sardine et du poisson rouge à l'anchois dans le fond de l'eau chacun dîne d'un plus petit que soi...

  • Personnages à longues oreilles. Très représentatif, au violon, il utilise les harmoniques aigües et des tenues basses. Suivant les interprétations on jurerait entendre les braiements de l'âne, interprétés par les violons.

L'Âne s'est mis un bonnet d'homme !

  • Le Coucou au fond des bois. C'est un mouvement très satirique, où la clarinette a le privilège de répéter 21 fois le même motif, sur les mêmes deux notes, alors que le piano mène la mélodie seul par des accords lents...

Chacun soupire à part soi : Que le son du coucou est triste, au fond des bois !

  • Volière. Mouvement très gracieux, où le thème est tenu presque exclusivement par la flûte, soutenue par des tremolos discrets des cordes et des pizzicatos. Suivant les interprétations, le tempo varie beaucoup, allant parfois jusqu'à la virtuosité.

Personne au monde ne vous condamnera pour chantage ou pour vol.

  • Pianistes. Autre passage, très humoristique, qui donne lui aussi dans la caricature. Les pianistes ne font que des gammes, ascendantes et descendantes, dans les tonalités majeures à partir de do, entrecoupées par des accords des cordes.

Ce mammifère concertivore digitigrade...[...] Amateurs de gibiers, ne tirez pas sur le pianiste !

  • Fossiles. Passage parodique évoquant, outre les animaux disparus, les vieux airs d'époque. La clarinette reprend le célèbre thème du Barbier de Séville de Gioacchino Rossini una voce poco fa et plaisante même avec sa propre Danse Macabre, rendue gaie pour l'occasion ! Le thème est tenu au début par le xylophone et par le piano, avec des pizzicatos des cordes. On y entend très clairement un fragment d’Au clair de la Lune, par la clarinette, ainsi que les notes gaies de Ah vous dirais-je maman, deux comptines enfantines. On reconnaît en outre, enchaîné à l'Aria du Barbiere, un passage de En partant pour la Syrie, chanson populaire d'époque napoléonienne. Le texte de Blanche rapproche ce mouvement de la Danse Macabre du même compositeur, ce qui se comprend par la similitude de tonalité (sol mineur) et la vigueur, l'aspect étrangement enjoué (en apparente contradiction avec ladite tonalité).

Dinosaures, brontosaures, Nabuchodonosors et autres trésors...

  • Le Cygne. Peut-être le mouvement le plus connu de toute la pièce, en tout cas le seul qui a l'honneur d'être parfois joué seul, c'est un magnifique solo de violoncelle soutenu par le piano, très poétique et sans doute sans humour ni caricature d'un quelconque excès de lyrisme propre aux cordes.
  • Finale. Ce dernier morceau équivaut à la parade des fins de revue. Entamé par la reprise des trilles des pianos du 1er mouvement, il développe lui aussi un thème maintes fois repris plus tard sur d'autres supports. Ledit thème s'appuie sur une descente de basse par figure de marche. On y voit réapparaître plus ou moins brièvement les animaux dans l'ordre suivant : les hémiones (avec des accords scandés par les cordes), les fossiles (notamment par l'utilisation plus importante du xylophone), les poules et coqs, les kangourous, les ânes et implicitement par la tonalité, le lion.

On danse, on fraternise : le loup avec l'agneau, le renard avec le corbeau...

Anecdotes

  • Le morceau Aquarium a été maintes fois repris dans des publicités, notamment pour Décathlon et dans l'introduction du dessin animé La Belle et la Bête des studios Disney. Il est par ailleurs présent avant chaque diffusion de film dans la salle du Palais des Festivals à Cannes durant le festival de cinéma organisé dans la ville.
  • Le finale a été repris pour une séquence avec des flamants roses dans le dessin animé Fantasia 2000.

Sources:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Camille_Saint-Sa%C3%ABns

http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Carnaval_des_animaux
http://www.youtube.com
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Publié dans Compositeurs Français

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C
A mon sens, artiste trop jugé mineur par les puristes.J'aime beaucoup son "Carnaval des animaux".Merci de le présenter, ici, au milieu de grands, dirons-nous.
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