Ludwig Van Beethoven et Sonate pour piano N°14 (suite 2)
Oeuvres principales classées par genre
Musique symphonique
- Symphonies
- n° 1, op. 21, en do majeur (1800)
- n° 2, op. 36, en ré majeur (1802)
- n° 3, « Eroica », op. 55, en mi bémol majeur (1804)
- n° 4, op. 60, en si bémol majeur (1806)
- n° 5, op. 67, en do mineur (1808)
- n° 6, « Pastorale », op. 68, en fa majeur (1808)
- n° 7, op. 92, en la majeur (1812)
- n° 8, op. 93, en fa majeur (1813)
- n° 9, avec chœurs, op. 125, en ré mineur (1824)
- Concertos pour piano
- n° 1, op. 15, en do majeur (1798)
- n° 2, op. 19, en si bémol majeur (1795)
- n° 3, op. 37, en do mineur (1802)
- n° 4, op. 58, en sol majeur (1806)
- n° 5, « l'Empereur », op. 73, en mi bémol majeur (1809)
- Autres concertos
- pour piano, violon et violoncelle, op. 56, en do majeur (1804)
- pour violon, op. 61, en ré majeur (1806)
- Ouvertures
- Les Créatures de Prométhée, op. 43 (1801)
- Léonore I, op. 138 (1805)
- Léonore II, op. 72a (1805)
- Léonore III, op. 72a (1806)
- Coriolan, op. 62 (1807)
- Egmont, op. 84 (1810)
- Les Ruines d'Athènes, op. 113 (1811)
- Le Roi Étienne, op. 117 (1811)
- Fidelio, op. 72b (1814)
- Jour de fête, op. 115 (1815)
- La Consécration de la maison, op. 124 (1822)
- Œuvres diverses
- Romance pour violon n° 1, op. 40, en sol majeur (1802)
- Romance pour violon n° 2, op. 50, en fa majeur (1802)
- Fantaisie chorale pour piano, chœurs et orchestre, op. 80 (1808)
- La Victoire de Wellington, op. 91, en mi bémol majeur (1813)
Musique pour piano
- Sonates pour piano
- n° 1, op. 2 n° 1, en fa mineur (1795)
- n° 2, op. 2 n° 2, en la majeur (1795)
- n° 3, op. 2 n° 3, en ut majeur (1795)
- n° 4, op. 7, en mi bémol majeur (1797)
- n° 5, op. 10 n° 1, en do mineur (1798)
- n° 6, op. 10 n° 2, en fa majeur (1798)
- n° 7, op. 10 n° 3, en ré majeur (1798)
- n° 8, « Pathétique », op. 13, en do mineur (1799)
- n° 9, op. 14 n° 1, en mi majeur (1799)
- n° 10, op. 14 n° 2, en sol majeur (1799)
- n° 11, op. 22, en si bémol majeur (1800)
- n° 12, op. 26, en la bémol majeur (1801)
- n° 13, op. 27 n° 1, en mi bémol majeur (1801)
- n° 14, « Clair de lune », op. 27 n° 2, en do dièse mineur (1801)
- n° 15, « Pastorale », op. 28, en ré majeur (1801)
- n° 16, op. 31 n° 1, en sol majeur (1802)
- n° 17, « la Tempête », op. 31 n° 2, en ré mineur (1802)
- n° 18, op. 31 n° 3, en mi bémol majeur (1802)
- n° 19, op. 49 n° 1, en sol mineur (1798)
- n° 20, op. 49 n° 2, en sol majeur (1796)
- n° 21, « Waldstein », op. 53, en ut majeur (1803)
- n° 22, op. 54, en fa majeur (1804)
- n° 23, « Appassionata », op. 57, en fa mineur (1805)
- n° 24, « à Thérèse », op. 78, en fa dièse majeur (1809)
- n° 25, op. 79, en sol majeur (1808)
- n° 26, « les Adieux », op. 81a, en mi bémol majeur (1810)
- n° 27, op. 90, en mi mineur (1814)
- n° 28, op. 101, en la majeur (1816)
- n° 29, « Hammerklavier », op. 106, en si bémol majeur (1818)
- n° 30, op. 109, en mi majeur (1820)
- n° 31, op. 110, en la bémol majeur (1821)
- n° 32, op. 111, en do mineur (1822)
- Variations pour piano
- 6 Variations, op. 34, en fa majeur (1802)
- 15 Variations Héroïques, op. 35, en mi bémol majeur (1802)
- 7 Variations sur God save the King, WoO 78, en do majeur (1803)
- 5 Variations sur Rule Britannia, WoO 79, en ré majeur (1803)
- 32 Variations sur un thème original, WoO 80 , en ut mineur (1806)
- 33 Variations sur une valse de Diabelli, op. 120, en do majeur (1823)
- Bagatelles pour piano
- Sept bagatelles, op. 33 (1802)
- Bagatelle « pour Élise », en la mineur, WoO 59 (1810)
- Onze bagatelles, op. 119 (1822)
- Six bagatelles, op. 126 (1824)
Musique de chambre
Quatuors à cordes
- n° 1, op. 18 n° 1, en fa majeur (1798-1800)
- n° 2, op. 18 n° 2, en sol majeur (1798-1800)
- n° 3, op. 18 n° 3, en ré majeur (1798-1800)
- n° 4, op. 18 n° 4, en do mineur (1798-1800)
- n° 5, op. 18 n° 5, en la majeur (1798-1800)
- n° 6, op. 18 n° 6, en si bémol majeur (1798-1800)
- n° 7, « Razumovsky », op. 59 n° 1, en fa majeur (1806)
- n° 8, « Razumovsky », op. 59 n° 2, en mi mineur (1806)
- n° 9, « Razumovsky », op. 59 n° 3, en do majeur (1806)
- n° 10, « les Harpes », op. 74, en mi bémol majeur (1809)
- n° 11, « Serioso », op. 95, en fa mineur (1810)
- n° 12, op. 127, en mi bémol majeur (1824)
- n° 13, op. 130, en si bémol majeur (1825)
- n° 14, op. 131, en do dièse mineur (1826)
- n° 15, op. 132, en la mineur (1825)
- n° 16, op. 135, en fa majeur (1826)
- Grande Fugue, op. 133, en si bémol majeur (1825)
- Sonates pour violon et piano
- n° 1, op. 12 n° 1, en ré majeur (1798)
- n° 2, op. 12 n° 2, en la majeur (1798)
- n° 3, op. 12 n° 3, en mi bémol majeur (1798)
- n° 4, op. 23, en la mineur (1801)
- n° 5, « le Printemps », op. 24, en fa majeur (1801)
- n° 6, op. 30 n° 1, en la majeur (1802)
- n° 7, op. 30 n° 2, en do mineur (1802)
- n° 8, op. 30 n° 3, en sol majeur (1802)
- n° 9, « à Kreutzer », op. 47, en la majeur (1803)
- n° 10, op. 96, en sol majeur (1812)
- Sonates pour violoncelle et piano
- n° 1, op. 5 n° 1, en fa majeur (1796)
- n° 2, op. 5 n° 2, en sol mineur (1796)
- n° 3, op. 69, en la majeur (1808)
- n° 4, op. 102 n° 1, en do majeur (1815)
- n° 5, op. 102 n° 2, en ré majeur (1815)
- Trios pour piano, violon et violoncelle
- n° 1, op. 1 n° 1, en mi bémol majeur (1794)
- n° 2, op. 1 n° 2, en sol majeur (1794)
- n° 3, op. 1 n° 3, en do mineur (1794)
- n° 4, op. 11, en si bémol majeur (1798)
- n° 5, « des Esprits », op. 70 n° 1, en ré majeur (1808)
- n° 6, op. 70 n° 2, en mi bémol majeur (1808)
- n° 7, « à l'Archiduc », op. 97, en si bémol majeur (1811)
- Œuvres diverses
- Trio à cordes n° 1, op. 3, en mi bémol majeur (1792)
- Trio à cordes n° 2, op. 9 n° 1, en sol majeur (1798)
- Trio à cordes n° 3, op. 9 n° 2, en ré majeur (1798)
- Trio à cordes n° 4, op. 9 n° 3, en do mineur (1798)
- Quintette à cordes n° 1, op. 4, en mi bémol majeur (1796)
- Quintette à cordes n° 2, op. 29, en do majeur (1801)
- Quintette à cordes n° 3, op. 104, en do mineur (1817)
- Sonate pour cor et piano op. 17, en fa majeur (1800)
- Septuor pour cordes et vents, op. 20, en mi bémol majeur (1800)
Musique vocale
-
Opéra
- Fidelio, op. 72 (1805-1814)
- Musique sacrée
- Le Christ au Mont des Oliviers, oratorio, op. 85 (1801)
- Messe en ut majeur, op. 86 (1807)
- Missa Solemnis, en ré majeur, op. 123 (1818-1822)
- Mélodies
- Adélaïde, cantate pour une voix, op. 46 (1796)
- Six lieder sur des poèmes de Goethe, op. 75 (1809)
- Trois lieder sur des poèmes de Goethe, op. 83 (1810)
- À l'espérance, lied, op. 94 (1813)
- À la Bien-aimée lointaine, cycle de six lieder, op. 98 (1816)
Utilisation contemporaine
Aujourd'hui, son œuvre est reprise dans de nombreux films, génériques d'émissions radiodiffusées et publicités. On peut citer notamment :
- Elephant (Gus van Sant, palme d'or à Cannes en 2003) est un film composé de très peu de dialogues avec uniquement deux morceaux comme accompagnement sonore, Lettre à Élise et Sonate au clair de lune (les deux morceaux sont joués par l'un des protagonistes dans une des séquences du film) ;
- Dans Orange mécanique (Stanley Kubrick, 1971), le personnage principal, Alex De Large, est un fan inconditionnel de Beethoven. On entend à de nombreuses reprises la 9e symphonie tout au long du film, en particulier le second mouvement ainsi que la fameuse Ode à la joie ;
- Equilibrium de Kurt Wimmer qui utilise le premier mouvement de la 9e symphonie de Beethoven qui a pour but de transmettre une émotion forte vu que le film est basé sur une absence d'émotions.
- Dans V pour Vendetta des frères Wachowski, on peut entendre le premier mouvement de la 5eme symphonie de Beethoven à un moment du film.
La vie de Beethoven a aussi inspiré plusieurs films, entre autres :
- Un grand amour de Beethoven (Abel Gance, 1936) ;
- Eroica, film autrichien de 1949 par Walter Kolm-Veltée, avec Ewald Balser qui crée un Beethoven remarquable de vérité.
- Ludwig van B. (Bernard Rose, 1994) ;
- Copying Beethoven (Agnieszka Holland, 2005) traite du compositeur (Ed Harris) et de son amour passionnel pour Anna Holtz (Diane Kruger), son assistante.
Références, notes et citations
- 1 Extrait d'une conversation de Haydn avec Beethoven rapportée par le flûtiste Louis Drouet, In: Massin J et B, Ludwig van Beethoven, Fayard, 1967, p. 45
- 2 Rolland R, Vie de Beethoven, Paris, 1903
- 3 Note : seule la date de baptême du musicien, le 17 décembre 1770, est connue avec certitude
- 4 Source : lvbeethoven.com – Généalogie du musicien
- 5 Source : Massin J et B, Ludwig van Beethoven, Fayard, 1967, pp. 6-8
- 6 Source : radiofrance.fr – Repères biographiques
- 7 Musique : lvbeethoven.com – Écouter les Variations Dressler
- 8 Note : Contrairement à une idée répandue, Beethoven ne reçut jamais de leçon de Mozart. On rapporte toutefois qu'en entendant Beethoven jouer du piano, Mozart aurait confié : « faites attention à celui-là, il fera parler de lui dans le monde » – Académie de Dijon
- 9 Source : Note de Waldstein sur l'album de Beethoven, nov. 1792, reproduite In: Massin J et B, Ludwig van Beethoven, Fayard, 1967, p. 39
- 10 Source : Extrait d'une conversation de Haydn avec Beethoven rapportée par le flûtiste Louis Drouet, In: Massin J et B, Ludwig van Beethoven, Fayard, 1967, p. 45
- 11 Citation : « Il saisit nos oreilles, non pas nos cœurs ; c'est pourquoi il ne sera jamais pour nous un Mozart. » – un critique musical du Journal patriotique des États impériaux et royaux, oct. 1796, reproduit In: Massin J et B, Ludwig van Beethoven, Fayard, 1967, p. 64
- 12 Source : Karl Czerny était le meilleur élève de Beethoven. Il créa notamment le Cinquième concerto pour piano
- 13 Note : la cause de la surdité de Beethoven demeure inconnue. Les hypothèses d'une labyrinthite chronique, d'une otospongiose et d'une maladie de Paget osseuse ont été discutées sans qu'aucune puisse être confirmée a posteriori
- 14 Note : S'il est juste de dire que le musicien était par nature impulsif et caractériel, que sa farouche volonté d'indépendance le rendait indocile voire détestable en public, il est tout aussi juste d'affirmer qu'il était généreux, loyal et souvent tendre, comme l'attestent sa correspondance et les témoignages de son époque
- 15 Source : Extrait du Testament de Heiligenstadt de Beethoven, In: Lecompte M, Guide illustré de la musique symphonique de Beethoven, Fayard, 1995, p. 319
- 16 Source : Mot de Beethoven à son ami Krumpholz, 1802, In: ramifications.be
- 17 Citation : « Dans cette symphonie, Beethoven s'était proposé pour sujet Bonaparte, à l'époque où celui-ci était encore premier consul. Jusqu'alors, Beethoven en faisait un cas extraordinaire, et voyait en lui l'égal des plus grands consuls romains. » – Témoignage de Ferdinand Ries sur la genèse de la Troisième Symphonie, reproduit In: [1]
- 18 Citation : « Ce n'est donc rien de plus qu'un homme ordinaire ! Maintenant il va fouler aux pieds tous les droits humains, il n'obéira plus qu'à son ambition ; il voudra s'élever au-dessus de tous les autres, il deviendra un tyran ! » — Réaction de Beethoven apprenant que Napoléon s'était proclamé empereur, rapportée par Ferdinand Ries, In: Massin J et B, Ludwig van Beethoven, Fayard, 1967, p. 128
- 19 Source : Massin J et B, Ludwig van Beethoven, Fayard, 1967, p. 639
- 20 Citation : au poète Christophe Kuffner qui lui demandait laquelle de ses symphonies il préférait, Beethoven répondit : « L'Héroïque ! — J'aurais cru l'ut mineur — Non, non ! L'Héroïque ! » In: [2]
- 21 Note : Beethoven avait esquissé une ouverture pour cet hypothétique opéra. Willem Holsbergen a tenté de reconstituer l'œuvre qui est publiée sous le numéro 454 du catalogue Biamonti
- 22 Source : Mot envoyé par Beethoven à Lichnowsky, octobre 1806, reproduit In: www.cndp.fr
- 23 Source : Lettre de Beethoven à Franz-Gerhard Wegeler, 16 nov. 1801, In: (en) beethoven-haus-bonn.de
- 24 Source : Lecompte M, Guide illustré de la musique symphonique de Beethoven, Fayard, 1995, p. 131
- 25 Note : Malgré son affiche ce concert semble avoir été un désastre artistique, l'orchestre n'ayant pas eu le temps nécessaire pour répéter et Beethoven insultant copieusement les musiciens
- 27 Source : beethoven-haus-bonn.de – Beethoven et l'argent
- 28 Source : Massin J et B, Ludwig van Beethoven, Fayard, 1967, pp. 232-44
- 29 Source : Solomon M, Beethoven, Lattès, 1985, p. 185-216
- 30 Source : uquebec.ca – Université du Québec
- 31 Source : Rolland R, Vie de Beethoven, Paris, 1903 – musicologie.org
- 32 Source : Lettre de Beethoven à Maria von Erdödy, reproduite In: Massin J et B, Ludwig van Beethoven, Fayard, 1967, p. 284
- 33 Source : altamusica.com
- 34 Citation : « Je veux donc m'abandonner patiemment à toutes les vicissitudes et placer mon entière confiance uniquement en ton immuable bonté, ô Dieu ! Tienne, immuablement tienne doit se réjouir d'être mon âme. Sois mon rocher, ô Dieu, sois ma lumière, sois éternellement mon assurance ! » – (Christian Sturm, recopié par Beethoven, 1818), In: Massin J et B, Ludwig van Beethoven, Fayard, 1967, p. 339
- 35 Source : (en) beethoven-haus-bonn.de
- 36 Note : Pour l'histoire de la Neuvième Symphonie, se reporter à l'analyse très complète des époux Massin, In: Massin J et B, Ludwig van Beethoven, Fayard, 1967, pp. 699-712
- 37 Citation : « L'Angleterre tient une haute situation par sa civilisation. À Londres, tout le monde sait quelque chose et le sait bien, mais le Viennois, lui, sait parler seulement de manger et de boire ; il chante et il racle de la musique insignifiante, ou en fabrique lui-même. » – Beethoven à Johann Stumpff, In: Massin J et B, Ludwig van Beethoven, Fayard, 1967, p. 428
- 38 Source : Massin J et B, Ludwig van Beethoven, Fayard, 1967, pp. 449-50
- 39 Source : (en) Health Research institute : conférence de presse du docteur William J. Walsh, 17 octobre 2000 – Depuis près de 200 ans, un immense mystère entourait les causes de la mort de Beethoven ; cependant, en 2000, le docteur William J. Walsh, directeur du projet de recherche sur Beethoven (Beethoven Research Project), dévoila enfin quelle fut la cause probable du décès du compositeur: le saturnisme ou intoxication sévère au plomb. Beethoven, grand amateur de vin du Rhin, avait l'habitude de boire dans une coupe en cristal de plomb, en plus d'ajouter du sel de plomb dans le vin pour le rendre plus sucré. Des résultats de 2000 d'analyse de ses cheveux avaient trouvé des quantités de plomb importantes, et ces résultats ont été confirmés au Argonne National Laboratory, près de Chicago, grâce à une analyse de fragments crâniens, lesdits fragments ayant été eux-mêmes identifiés par l'ADN. Les quantités de plomb relevées sont effectivement le signe d'une exposition prolongée (Cf Science et Vie, n° 1061, p. 20, février 2006). Cette intoxication au plomb fut la cause des perpétuels maux de ventre qui marquèrent la vie de Beethoven, de ses nombreuses sautes d'humeur et, peut-être, de sa surdité (il n'y a pas de lien formel établi et prouvé entre la surdité de Beethoven et l'intoxication au plomb).
- 40 Source : musicologie.org – Beethoven présentait une hépatomégalie, un ictère, une ascite (on disait alors « hydropisie abdominale ») et des œdèmes des membres inférieurs, éléments d'un syndrome cirrhotique avec hypertension portale
- 41 Note : cette hypothèse, largement répandue, est contestée par certains biographes du compositeur dont Maynard Solomon
- 42 Source : (en) beethoven-haus-bonn.de – Dernière lettre de Beethoven
- 43 Source : Phrase attribuée à Schubert, In: 100musique.free.fr
- 44 Source : (de) Sandberger A, Die Inventare der Bonner Hofkapelle, (dans Sandberger, Ausgewählte Aufsätze zur Musikgeschichte, II, Munich, Drei Masken, 1924, p.109-130) et Brandenburg S, Die kurfürstliche Musikbibliothek in Bonn und ihre Bestände im 18. Jahrhundert, BJ, 2e série, VIII (1975), p. 7-47 ; tous deux cités par Solomon dans Beethoven, Fayard, 2003, p. 80.
- 45 Source : Rosen C, Le style classique : Haydn, Mozart, Beethoven, Gallimard, 2000, p.514-548
- 46 Source : Vignal M, Muzio Clementi, Fayard/Mirare, 2003, p. 35 & 63
- 47 Source : Mot de Beethoven à son ami Krumpholz, 1802, In: ramifications.be
La Sonate pour piano n° 14 en do dièse mineur, opus 27 n° 2, de Ludwig van Beethoven, fut composée en 1801 et publiée en 1802 avec une dédicace à la comtesse Giulietta Guicciardi, jeune femme de dix-sept ans dont le musicien semble avoir été amoureux. Comme sa jumelle la Sonate pour piano n° 13, Beethoven l'intitula « Sonata quasi una fantasia » pour traduire sa volonté de s'affranchir du moule de la sonate classique.
| Sommaire
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Contexte
La sonate fut composée entre les Première et Deuxième Symphonies, dans la période de crise morale que traversait Beethoven qui prenait conscience de sa surdité débutante. Son succès fut considérable aussi bien auprès des critiques (qui parlèrent de « fantaisie d'une unité parfaite, inspirée par un sentiment nu, profond et intime, taillé d'un seul bloc de marbre ») que du public. Des années plus tard alors qu'il composait des œuvres plus audacieuses encore, Beethoven s'irrita du succès de cette sonate qu'il estimait moins bonne que d'autres. La comparant à la Sonate pour piano n° 24 en fa dièse majeur qu'il venait d'achever, il déclara ainsi vers 1810 : « On parle toujours de la sonate en ut dièse mineur, j'ai pourtant écrit mieux que cela, ainsi la sonate en fa dièse majeur est autre chose. »
L'appellation "Clair de Lune"
Le surnom « Clair de lune », sous lequel elle est largement connue aujourd'hui, lui fut donné par le poète allemand Ludwig Rellstab en 1832. Ce dernier voyait dans le premier mouvement de cette sonate l'évocation d'une « barque au clair de lune sur le Lac des Quatre Cantons » . Beethoven ne sut jamais rien de cette appellation subjective, dont il est probable qu'elle ne traduit aucunement les intentions du compositeur.
Musique
Elle comprend trois mouvements et son exécution dure environ un peu moins de quinze minutes. Le premier mouvement est universellement connu, même du vivant du musicien qui le commentait ainsi: « J'ai sûrement écrit de meilleures choses ».
On note que la partition originale indique que le premier mouvement doit être joué la pédale "forte" enfoncée tout du long. L'effet de cette pédale n'étant pas identique sur les pianos modernes, le jeu doit en être adapté.
- Adagio sostenuto
- Allegretto
- Presto agitato
Popularité de la sonate
Le thème du premier mouvement a été repris de nombreuses fois. On peut citer :
- Misery (1990), film de Bob Reiner ;
- Earthworm Jim 2 (1995), jeu-vidéo de Shiny Entertainment;
- Resident Evil (1996), jeu vidéo de Capcom;
- Return to Castle Wolfenstein (2001), jeu-vidéo;
- Le pianiste (2002), film de Roman Polanski;
- Elephant (2003), film de Gus Van Sant;
- La Face cachée de la lune (2003), film de Robert Lepage;
- Confessions d'un homme dangereux (2003), film de George Clooney;
- Ray (2005), film de Taylor Hackford;
- Revolver (2005), film de Guy Ritchie;
- The Quiet (2005), film de Jamie Babbit;
- A fleur de toi, une chanson interprétée par Vitaa et composée par Mounir Maarouf, sortie en février 2007 sur le label Motown France (Diam's);
- Détective Conan. Dans l'épisode spécial intitulé "Sonate pour crime au clair de lune", la Sonate pour piano n°14 de Beethoven est reprise. A chaque morceau joué, les détectives privés et la police retrouvent le piano accompagné d'un mort assassiné. L'assassin laisse des partitions de la sonate sur les lieux du crime !
Sources:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ludwig_van_Beethoven
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sonate_pour_piano_n%C2%B0_14_de_Beethoven
http://www.youtube.com